dominique houcmant | goldo

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Chez Goldo (Dominique Houcmant), l'homme et l'appareil ne font qu'un. Si l'on voit le premier, c'est que le second n'est pas loin : autour du cou, au bout du bras, posé au coin du bar ou au bout de la table. Il faut cependant se méfier des apparences, on ne voit jamais vraiment Goldo, c'est lui qui voit tout en premier. Il a un don pour saisir l'image fragile avant même qu'elle n'apparaisse : la lumière qui se reflète sur un bras, l'ombre qui court le long d'un mur, un visage derrière un verre de bière, un oiseau clair sur le macadam sombre.


Goldo est un œil qui se déplace à pas feutré dans un monde qui court à toute vitesse. Sur ses clichés, le temps se fige. L'espace d'un sourire, d'un regard, d'un geste, les couleurs disparaissent, laissent place au noir et au blanc, au bras de fer sans cesse rejoué entre le clair et l'obscur. Et pourtant c'est bien notre univers d'excités qu'il immobilise : des soirées imbibées, des concerts, des usines et des bateaux, des comédiens, des filles attablées seules, des mains usées et des cigarettes consumées...


Goldo est un boulimique d'images. Il ne se contente pas de photographier, il publie ses photos sur Internet, les commente, les classe, y ajoute une bande-son, échange les liens et les commentaires, tisse un réseau d'images sur le réseau des réseaux.


Derrière cette frénésie et cette impression d'urgence, l'essentiel est intact : les images qui sortent de l'appareil de Dominique Houcmant donnent à voir le monde non pas comme il est mais comme il doit être au fond de l'œil de Goldo : sombre, troublant, saisi à fleur de peau et presque toujours émouvant. Un monde humain et touchant, fait de petits instants qui durent pour l'éternité.


Nicolas Ancion, écrivain




Dominique Houcmant extrait nos scintillements enfouis.


Jean-Paul Brilmaker




 


 


Goldo (aka Dominique Houcmant) and his camera are one and the same. If one sees the first, the second is generally not far distant: around his neck, in his hand, lying on a bar or at the end of a table.  Appearances can be misleading however: one never actually sees Goldo, he sees everything first. He has got a natural talent in anticipating fragile images: a reflection of light on an arm, a shadow on a wall, a face behind a glass of beer, a light bird on the dark tarmac.


Goldo is an eye moving stealthily in a fast progressing world. His snapshots stop time. For a smile, a glance or a gesture, color gives way to black and white and the continuous showdown between light and dark. Anyhow, he catches our hectic world:  drunken nights, concerts, factories and boats, actors, lonely girls sitting at a table, worn-out hands or smoking cigarettes….


Goldo is picture compulsive. Not only does he take pictures but he publishes them on the web, he comments them, classifies them, adds soundtracks to them, discusses about links and comments, he is weaving an image web on the networks network.


Behind the frenzy and the feeling of emergency, the essence survives: the images coming out from Dominique Houcmant’s camera don’t show the world as it is but as it should be in Goldo’s eye: dark, disconcerting, highly-strung and almost always stirring. A touching and human world made of little moments lasting for eternity.


 


Nicolas Ancion, writer


English translation - Bernard Hauffman


 

Interêts

photographie, musique, cinéma, art, Belgique, Liège, culture