28.04.2012

à Julien Lahaut, l'homme qui portait le soleil dans sa poche

monument à Julien Lahaut communiste, Cimetière des Biens Communaux, Seraing, photo dominique houcmant, goldo graphisme
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monument à Julien Lahaut communiste, Cimetière des Biens Communaux, Seraing, photo dominique houcmant, goldo graphisme

monument à Julien Lahaut communiste, Cimetière des Biens Communaux, Seraing, photo dominique houcmant, goldo graphisme

A Julien Lahaut, président du Parti communiste, fils aimé de la classe ouvrière belge, lutteur infatigable pour la paix et la liberté. Lâchement assassiné par les ennemis du peuple, le 18 août 1950.

Monument à la mémoire de Julien Lahaut au cimetière de Biens communaux, rue de Tavier à Seraing, Belgique

" Ouvrier à 14 ans, militant syndical à 18 ans, Julien Lahaut est renvoyé suite aux grèves de 1902. Il se retrouve au Val Saint-Lambert où, avec J. Bondas, il fonde un nouveau syndicat de métallurgistes, Relève-toi (1905), qui deviendra la Centrale des Métallurgistes. Secrétaire permanent élu par ses camarades ouvriers (1908-1921), il lutte pour obtention du suffrage universel.

Engagé volontaire lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est versé dans les auto-canons et envoyé sur le front russe, à l'instar de Marcel Thiry. Il y vivra la Révolution russe. A peine rentré (1918), rempli des idéaux communistes et convaincu de la nécessité d'affilier son parti, le POB, à la IIIème Internationale de Lénine, il se retrouve à la tête des mouvements sociaux revendiquant des améliorations salariales et de conditions de travail.

Exclu de sa centrale syndicale et du POB (1921), Lahaut fonde les Chevaliers du Travail, point de départ de la future Centrale révolutionnaire des Mineurs, et adhère au PCB (1923). Opposé à la montée du fascisme et du nazisme dès 1933, il se lance dans la lutte en faveur de l'Espagne républicaine (1936). Député (1932-1950), secrétaire général du PCB, il s'occupe également du quotidien La Voix du Peuple.

Résistant, il jette les bases de l'Armée belge des Partisans. Opposant clandestin mais aussi opposant public, il contrecarre les visées de Degrelle (janvier 1941) et mène la grève des 100.000 (mai 1941) : tout le bassin industriel liégeois est immobilisé. Quand Hitler lance l'offensive contre l'URSS et donc contre le communisme, Lahaut est arrêté (1941). Il tente de s'échapper à quatre reprises puis est déporté au camp d'extermination de Mauthausen (1944-1945). Après 48 mois de captivité, il revient très affaibli. Mais sa popularité et son idéal n'ont pas été atteints. Il est porté à la présidence du PCB (11 août 1945).

Dans l'Affaire royale, il est au premier rang de l'action wallonne contre le retour de Léopold III. Le 11 août 1950, au moment où le prince royal va prêter le serment constitutionnel devant les Chambres réunies, un vibrant Vive la République ! éclate. On l'attribue à J. Lahaut. Le 18 août, deux tueurs abattent, devant sa maison, celui qu'un comte polonais qui partagea sa captivité appelait "L'homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun." in Les cent wallons du siècle (Institut Destrée), 1995


Monument in memory of Julien Lahaut (belgian politician, who died by assassination), Seraing Belgium



Michel Fugain - Le Chiffon rouge

Écrit par dominique houcmant | goldo dans portraits d'hommes | Tags : photo, julien lahaut, monument cimetière, biens communaux, seraing, belgique, communisme, homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Ping service
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